vendredi 25 mai 2018

Chez Annick Morize, on se sent tout de suite bien




Annick Morize
"Au bout du compte, l'oeuvre vit du regard qu'on lui porte." Pierre Soulage.

Chez Annick Morize, on se sent tout de suite bien.
 
Comme dans ses peintures, l'univers d'Annick est agréable, lumineux et sans que l'on puisse définir pourquoi on l'aime immédiatement.
L'esthétique qui s'en dégage et son atmosphère même sont empreintes de sérénité et de naturel. Rien de trop, ni de trop léger, ni de trop lourd, dans ce décor soigné, ni dans ses couleurs harmonieusement réparties.
De la même manière, quel que soit le thème abordé, les toiles d'Annick Morize ont la particularité de nous donner l'impression d'être "chez nous".
Comme dans une maison, qui nous semble familière.
 
Dans son atelier cependant quelques toiles bien rangées jouxtent d'autres oeuvres pèle-mêle, témoin d'un esprit plus rebelle.
Car c'est la nature profonde d'Annick Morize de nous surprendre.
 
Son oeuvre issue de la passion créatrice de la chroniqueuse qui témoigne, exprime également ce simple besoin de satisfaire ses envies, son bon plaisir, en se divertissant d'horizons sans cesse différents et de renouveau. 
En véritable exploratrice, elle s'inspire des paysages urbains, photographiant une scène de rue, un personnage, qu'elle reproduit dans ses oeuvres, utilisant le graphisme des rues de Lyon, des nouveaux quartiers, les reflets sur les façades en verre. Et puis soudain dans son immense production, un paysage avec des arbres en fleurs, le printemps qui  émerge, ou l'émotion des étangs de la Dombes ...
 
Quelle que soit la technique, huile sur toile, bois, collages... qu'importe. Son monde est aussi vrai et libre qu'elle.
 
Quand l'urgence de la création l'envahit, c'est dans son atelier qu'elle se sent bien. 
Elle jette alors au sol ses pinceaux et les toiles encore vierges et tel un rituel commence "sa danse autour de l'oeuvre" jusqu'à l'avènement.

Son parcours :
Annick Morize peint depuis l'enfance. Dans les années 80, elle suit des cours d'histoire de l' Art et d'Art Plastique à l'Université Paris 1.
A partir des années 2010, elle franchit un cap en se professionnalisant : elle est  inscrite à la Maison des Artistes et son travail est alors présenté dans plusieurs galeries d'Art.
Elle est exposée en solo à la galerie Lyonne de Kaolin à Oingt (69620) de 2009 à 2012, à la galerie communale de Charbonnières les Bains (69260) en 2013. La médiathèque d'Ecully en 2016.
Son travail est présenté avec d'autres artistes dans différents lieux, comme l'Espace Pictur'halle à Morestel (38510) en 2014, le château d'Anse (69480) en 2015, ou la galerie Vis'Art, 26 quai Romain Rolland, Lyon 5ème de 2014 à 2017.
Parallèlement, elle participe depuis 2008 aux salons de peintres lyonnais comme le salon de Printemps, l'Hivernal de Lyon, le salon des Indépendants, le salon de l'Ouest Lyonnais, et le 111 des Arts Lyon depuis 2010.
Annick Morize vit à Tassin la Demi Lune où se trouve son atelier. Ses oeuvres sont présentes dans de nombreuses collections privées en France, Allemagne et Suisse.
Sa démarche :
"Pourquoi peindre ? Quel peut en être l’intérêt pour les autres ?
Quand je commence une toile, je plante le décor d'une histoire  secrète. La peinture est comme un voyage introspectif où tous les sens sont en éveil. L’œil, le toucher du pinceau sur la toile, la caresse du couteau sur la peinture sont comme des gestes amoureux. L’odeur participe à l’ambiance, me voilà à mon affaire, je suis enfin libre dans la création. Je cherche à toucher l'autre dans ce qu'il a de sensible, espérant faire émerger une émotion.
Mes inspirations s'enchaînent, brisant ainsi mes habitudes. Après avoir développé le thème "l'âme des choses" sur  les intérieurs ou natures mortes, je peins des " paysages", parfois imaginaires. Puis en  2015, j'entreprends une série urbaine, plus particulièrement sur Lyon.
J'utilise mes photographies comme modèles et revendique ce témoignage journalistique. Chroniqueuse, j'observe notre époque.
En 2018 des balades me donnent l'envie de retranscrire à nouveau la nature. Le paysage est revisité à travers mes couleurs.
Mais "au bout du compte, l'oeuvre vit du regard qu'on lui porte." Pierre Soulage.








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